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| Introduction | Climat | Catastrophes | Eoliennes |
La biodiversité est définie comme la variété et la variabilité des espèces vivantes et de leur caractères génétiques. Le nombre d'espèces vivant sur un territoire est un indicateur qui permet d'estimer la richesse ou la pauvreté de cette biodiversité.
Les forêts des régions tempérées sont des espaces où le nombre d'espèces est très important. Les déserts, ou un wagon de métro à l'heure de pointe, présentent une biodiversité faible : peu de mammifères, quelques espèces d'insectes, des algues et des bactéries.
Adaptation au milieu
La vie possède la particularité de savoir s'adapter aux milieux les plus divers. Les variations de ce milieu induit toujours une pression sur les espèces présentes qui se voient graduellement modifiées. Certaines espèces, trop spécialisées, ne supportent pas une modification importante de leur niche écologique.
Des animaux et des bactéries vivent au fond des océans, près - et dans, pour certains - de cheminées crachant une eau à près de 300°C, dans des conditions de pression inimaginables et une obscurité totale. Que ces cheminées cessent leur activité, et c'est la mort pour tout ces organismes. Cependant, toutes les cheminées sont peuplées de la même manière. Cela signifie que cette vie a trouvé les moyens de coloniser d'autres sites, malgré les obstacles effarants (pour elle) qui les séparent.
Evènements naturels affectant la biodiversité
La variabilité de la diversité biologique est le mécanisme qui permet à la nature de s'adapter à des conditions nouvelles. Une théorie récente place en tête des évènements les plus dommageables pour la biodiversité l'inversion du champ magnétique terrestre qui se produit périodiquement. Pendant l'inversion, la Terre n'est plus protégée des rayons cosmiques et les organismes en sont bombardés, ce qui provoque la disparition d'un grand nombre d'entre eux et des modifications génétiques parmi les survivants.
La plupart des grandes disparitions du passé sont liées à ces inversions que l'on trace facilement dans les roches. De ces périodes dramatiques naissent des espèces plus performantes : nous en sommes un exemple.
Le champ magnétique terreste est mesuré depuis 150 ans environ. Pendant cette période, son intensité a été divisée par 20. Ceci étaie la théorie selon laquelle nous sommes, en termes géologiques, proches d'une inversion des pôles. Dans l'histoire de la Terre, cette inversion survient, en moyenne tous les 250.000 ans. Or, voici 750.000 ans que la dernière inversion a eu lieu. Cette catastrophe devrait se produire dans les 2 à 4000 ans qui viennent. Il s'agit là cette fois d'une véritable catastrophe, à l'échelle mondiale, et nous en vivons les prémices. Mais ce n'est, en aucun cas, la conséquence des péchés des Hommes : leurs actions n'ont aucune conséquence sur la dynamo qui tourne sous leurs pieds.
Adaptation au climat
Les changements climatiques n'ont qu'un effet local. Les espèces mobiles déménagent, les plantes et les champignons comptent sur leurs graines et leurs spores pour coloniser d'autres espaces. Depuis le secondaire, les crocodiles ont traversé un nombre incalculable de changements climatiques. Ils pataugeaient au pôle Nord voici 55 millions d'années. Ils l'ont quitté, depuis.
Projections
Une étude récente suggère (selon les termes des auteurs) les modifications de la biodiversité que pourraient produire les changements climatiques annoncés. Cette étude, qui ne concerne que l'Europe, montre (régions en rouge) que certaines zones verraient perdre des espèces, tandis que d'autres, en gris, augmenteraient leur biodiversité.
Prudents, les auteurs précisent qu'ils s'appuient sur des données qu'ils ne peuvent vérifier (scenarii de l'IPCC), sur la grossiéreté de leur modélisation (carrés de 50km), qu'ils ont choisi un nombre limité d'espèces et, surtout, qu'ils omettent un certain nombre de facteurs probablement importants. Cette projection n'est donc qu'une hyphothèse. Nul doute cependant que, si elle tombe entre des mains bien intentionnées, cette carte, recadrée sur les parties les plus rouges, expurgée des réserves des auteurs, deviendra une nouvelle page de la bible écologique.
En guise de conclusion provisoire
La crainte à peine dissimulée de l'espèce humaine est de faire partie de la prochaine charrette. Il est vrai que, depuis que les Néandertaliens nous ont quitté, nous sommes seuls sur notre branche. C'est une situation angoissante. Que deviendra le monde, sans nous ? Les dinosaures ont trouvé un jour une réponse à cette question fondamentale.