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Idées reçues sur les catastrophes :
Cyclones
Introduction  Climat  Catastrophes  Eoliennes  
L'augmentation de température va amener des sécheresses sans précédent
… des tempêtes …
… des inondations …
On va constater une élévation du niveau de la mer.
Les glaciers vont fondre
Il y a des risques sanitaires, le développement de maladies tropicales dans nos régions
Cela va conduire à la perturbation des systèmes agricoles et mettre la sécurité alimentaire en péril
La biodiversité est en danger
Les iles du Pacifique sont menacées par la mer
Les changements climatiques accroissent le nombre d'évènements dangereux
Le réchauffement climatique va augmenter le nombre des tempêtes et leur coût
Des précipitations de plus en plus intenses vont survenir
L'augmentation de la température de la surface de la mer va conduire à des cyclones plus nombreux
La biodiversité est-elle vraiment en train de régresser ?


Le cas du cyclone Vince, octobre 2005

Ce cyclone n'aurait jamais dû exister. En effet, il est né au dessus d'une eau dont la température de surface, incluant les 50 premiers mètres, était inférieure à 26.5°C. Pourtant, il a vécu trois jours et atteint le niveau 1, avec des vents de 120km/h.


Source : EUMETSAT (copyright 2005 EUMETSAT)

Sa trajectoire fut des plus étranges. Habituellement, les cyclones atlantiques se dirigent d'abord vers l'ouest, et, s'ils ne s'évanouissent pas sur les côtes américaines ou canadiennes, repartent vers l'est pour mourir au large de l'Europe.

Pas Vince. Né entre les Acores et les Canaries, il se dirigea tout droit vers la péninsule ibérique où il disparut.


Source : Unysis

Tous les cyclones ne naissent pas de la chaleur

Vince s'est organisé en cyclone autour d'une perturbation déjà formée, et la dépression était assez importante pour démarrer les mouvements de convection nécessaires pour alimenter le cyclone.

Si le cas est relativement rare dans l'Atlantique, il montre néanmoins que la température n'est pas le seul facteur intervenant dans la formation de ces évènement météorologiques.

Rita, Wilma et les autres

2005 a connu trois cyclones de niveau 5 dans l'Atlantique, ce qui n'était jamais arrivé depuis le début de l'enregistrement des données météorologiques. On a donc prétendu que ce tir groupé était la preuve que le climat changeait.

Cela ne signifie pas que ce type d'évènement n'était jamais arrivé auparavant. L'acuité et la sensibilité des instruments de mesure météorologiques, et en particulier les progrès très significatifs des satellites depuis une dizaine d'années, peut expliquer la connaissance d'évènements que l'on n'aurait tout simplement pas détecté il y a 50 ans ou plus.

Pour comparer deux mesures, il ne faut pas changer d'étalon en cours de route. Or, en 1850, estimer (à vue de nez) la puissance d'un cyclone ne devait pas être une mince affaire, surtout si on se trouvait à bord d'un bateau. Les capitaines devaient avoir d'autres idées en tête que de placer un baromètre dans l'œil du cyclone.

On ne dispose donc que d'une trentaine d'années de mesures à peu près fiables. Trop peu pour faire une série...

Un instrument, cependant...

Depuis 1850, les services de la météorologie américaine collectent ces données. Si on ne prend en compte que les tempêtes qui ont touché le territoire des Etats-Unis pendant cette période, et sans tenir compte de la puissance de ces tempêtes, on aboutit au comptage suivant :


La moyenne est d'environ 18 cyclones par décade. Le plus surprenant est que la courbe montrant la tendance décroît, et ne suit pas l'élévation de la température de l'atmosphère ou des océans.

Les événements extrêmes sont, heureusement pour nous, rares. Tellement rares que de tenter d'en tirer des tendances ou, pire, des prédictions, est particulièrement malhonnête, tendancieux, et obère pour longtemps l'image scientifique que doivent se donner la météorologie et la climatologie.

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