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| Introduction | Climat | Catastrophes | Eoliennes |
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Le cas du cyclone Vince, octobre 2005 Ce cyclone n'aurait jamais dû exister. En effet, il est né au dessus d'une eau dont la température de surface, incluant les 50 premiers mètres, était inférieure à 26.5°C. Pourtant, il a vécu trois jours et atteint le niveau 1, avec des vents de 120km/h.
Source : EUMETSAT (copyright 2005 EUMETSAT) Sa trajectoire fut des plus étranges. Habituellement, les cyclones atlantiques se dirigent d'abord vers l'ouest, et, s'ils ne s'évanouissent pas sur les côtes américaines ou canadiennes, repartent vers l'est pour mourir au large de l'Europe. Pas Vince. Né entre les Acores et les Canaries, il se dirigea tout droit vers la péninsule ibérique où il disparut.
Tous les cyclones ne naissent pas de la chaleur Vince s'est organisé en cyclone autour d'une perturbation déjà formée, et la dépression était assez importante pour démarrer les mouvements de convection nécessaires pour alimenter le cyclone. Si le cas est relativement rare dans l'Atlantique, il montre néanmoins que la température n'est pas le seul facteur intervenant dans la formation de ces évènement météorologiques. Rita, Wilma et les autres 2005 a connu trois cyclones de niveau 5 dans l'Atlantique, ce qui n'était jamais arrivé depuis le début de l'enregistrement des données météorologiques. On a donc prétendu que ce tir groupé était la preuve que le climat changeait. Cela ne signifie pas que ce type d'évènement n'était jamais arrivé auparavant. L'acuité et la sensibilité des instruments de mesure météorologiques, et en particulier les progrès très significatifs des satellites depuis une dizaine d'années, peut expliquer la connaissance d'évènements que l'on n'aurait tout simplement pas détecté il y a 50 ans ou plus. Pour comparer deux mesures, il ne faut pas changer d'étalon en cours de route. Or, en 1850, estimer (à vue de nez) la puissance d'un cyclone ne devait pas être une mince affaire, surtout si on se trouvait à bord d'un bateau. Les capitaines devaient avoir d'autres idées en tête que de placer un baromètre dans l'œil du cyclone. On ne dispose donc que d'une trentaine d'années de mesures à peu près fiables. Trop peu pour faire une série... Un instrument, cependant... Depuis 1850, les services de la météorologie américaine collectent ces données. Si on ne prend en compte que les tempêtes qui ont touché le territoire des Etats-Unis pendant cette période, et sans tenir compte de la puissance de ces tempêtes, on aboutit au comptage suivant :
La moyenne est d'environ 18 cyclones par décade. Le plus surprenant est que la courbe montrant la tendance décroît, et ne suit pas l'élévation de la température de l'atmosphère ou des océans. Les événements extrêmes sont, heureusement pour nous, rares. Tellement rares que de tenter d'en tirer des tendances ou, pire, des prédictions, est particulièrement malhonnête, tendancieux, et obère pour longtemps l'image scientifique que doivent se donner la météorologie et la climatologie. | A lire 2006 Tropical Storm Season Now Below Normal 2006 : La saison des cyclones atlantiques est en dessous de la moyenne 1945-2005 |